La Peau de chagrin

La Peau de chagrin de Balzac est le premier succès romanesque signé Balzac en 1831, et connaîtra sept éditions du vivant de son auteur, inaugurant les Études philosophiques de l’édition Furne en 1846. Entre la peinture réaliste du Paris de 1830 et le fantastique, le roman raconte l’aventure de Raphaël de Valentin jeune marquis désespéré que le jeu et la ruine ont conduit au bord du suicide. Un antiquaire lui offre alors une peau d’onagre, talisman miraculeux qui satisfait tous ses désirs. Il peut avoir tout ce qui lui échappait auparavant, argent, amour. Mais tout a un prix : au moindre souhait exaucé, la peau rétrécit comme la vie de son propriétaire qui finit par quitter la société des hommes, renonçant au monde et à ses plaisirs, même si cette abnégation, ni l’amour, ne pourront le sauver.

Illusions perdues

Ce roman est, comme le dit son titre, celui de la perte des illusions, de la défaite des idéaux dans une société impitoyable. Il présente d’abord les ambitions de deux amis : Lucien Chardon et David Séchard. David, imprimeur à Angoulême, cherche le moyen de produire un papier bon marché. Lucien, poète, rêve de grandeur ; c’est pourquoi il quitte Angoulême pour Paris où il espère le succès. On assiste ensuite aux échecs de Lucien dans les milieux littéraires et mondains, et aux déboires financiers de David à Angoulême. A la fin du roman, Lucien, au bord du suicide, rencontre un mystérieux prêtre espagnol qui lui promet une meilleure vie sous sa conduite : elle fera l’objet du roman Splendeurs et Misères des Courtisanes.

Le Père Goriot

En suivant le jeune Eugène de Rastignac venu de sa province à Paris pour tenter de faire fortune, on découvre les dessous de la société parisienne de 1820. Eugène se lie d’amitié avec le père Goriot, un vieillard qui vit pauvrement après avoir partagé sa fortune entre ses deux filles qu’il a mariées. Eugène rencontre l’une et l’autre en cherchant à s’introduire dans les deux classes dominantes de l’époque : la noblesse et la riche bourgeoisie. Par ce roman, Balzac commence un vaste tableau de la société du début du XIXème siècle : beaucoup des personnages secondaires réapparaitront dans les romans suivants de sa Comédie Humaine.