Cinq semaines en ballon

Tenter de traverser l’Afrique d’est en ouest par la voie des airs, prétendre survoler dans sa plus grande largeur le dangereux continent noir à bord d’une fragile nacelle livrée à tous les caprices des vents, c’était, au temps de Jules Verne, une entreprise d’une audace incroyable. Comme on peut s’y attendre, les cinq semaines qu’il faudra au docteur Fergusson et à ses deux compagnons pour y parvenir seront pleines d’imprévu et de péripéties.
Ce roman passionnera ceux qui s’intéressent aux débuts de l’aéronautique et, en général, tous ceux qui aiment l’humour et la verve des « Voyages extraordinaires » dont Cinq Semaines en ballon ouvrait la série. Paru en décembre 1862, il eut un succès foudroyant, en France, d’abord, puis dans le monde.

Bourses de voyage

Antilian School est un collège londonien réputé, qui accueille exclusivement les jeunes gens natifs des Antilles. Neuf de ses pensionnaires viennent de se voir attribuer des bourses de voyage, offertes par une riche propriétaire de la Barbade. Harry Markel, – ex-capitaine au long cours devenu pirate, – vient d’être capturé et transféré en Angleterre; il s’évade avec ses complices et s’empare de l’ Alert, un trois-mâts en partance, après avoir massacré le capitaine et l’équipage. Or, c’est précisément sur ce navire que viennent s’embarquer les lauréats, accompagnés de leur mentor Horatio Patterson, l’économe de l’école…

Autour de la Lune

Comme prévu (De la Terre à la Lune), le 1er décembre, à bord d’un énorme projectile d’aluminium lancé par un gigantesque canon de 900 pieds de long, s’embarquent pour la Lune : le solennel président du Gun-Club de Baltimore, Impey Barbicane, l’impétueux capitaine Nicholl et le Français Michel Ardan, un Parisien fantaisiste, un artiste aussi spirituel qu’audacieux, deux chiens : Diane et Satellite et quelques autres  » passagers  » amenés subrepticement par Michel Ardan… Les aéronautes ont survécu au terrible contrecoup du départ et, avec eux, nous voyageons dans le boulet-wagon, vivant les multiples péripéties d’une pareille entreprise. Mais pourront-ils revenir sur la Terre ? Autour de la Lune : ce roman aux étourdissantes aventures contées avec des précisions d’astronome et une verve merveilleuse constitue, avec De la Terre à la Lune, une des plus audacieuses anticipations de Jules Verne.

L’Île mystérieuse

Au cours de la guerre de Sécession, cinq Nordistes : l’ingénieur Cyrus Smith et son chien Top, le reporter Gédéon Spilett, le Noir Nab, le marin Pencroff et le jeune Harbert, prisonniers des troupes séparatistes, se sont enfuis en ballon.

Pris dans la tempête, ils échouent sur une île déserte, en plein océan Pacifique. Ingénieux, persévérants, les cinq compagnons, pourtant privés de tout, ne tardent pas à s’organiser, à vivre presque normalement. D’ailleurs l’île, qu’ils baptisent du nom de Lincoln, offre des ressources admirables et tout à faits inattendues.

Mais une série de faits inexplicables, des coïncidences troublantes les obligent à croire à la présence d’une puissance mystérieuse qui les épie sans cesse et conduit leur destinée, leur imposant sa volonté par des voies détournées, intervenant pour les sauver aux moments critiques… L’Ile mystérieuse, un des très grands romans de Jules Verne, cet enchanteur aux charmes inépuisables.

Voyage au centre de la Terre

Jules Verne s’amuse. La littérature est un jeu pour lui, chaque livre l’occasion d’un nouveau pari, plus insensé que le précédent. Un fou de savant (il en produira par dizaines, de ces illuminés, tous plus extravagants les uns que les autres) descend en compagnie d’un adolescent candide et d’un guide muet, jusqu’au centre (enfin, presque) de la Terre, pour y créer une mer libre (eh oui, docteur Freud) avec ses tempêtes, son climat « méditerranéen », ses monstres antédiluviens, ses forêts pétrifiées puis remonte illico, à cent à l’heure, poussé par un torrent de lave en fusion… Sur les traces de son maître Edgar Poe (il avait lu ses oeuvres traduites par Baudelaire), Jules Verne prend le canular scientifique pour prétexte, et refaçonne un univers électrique, volcanique, traversé d’énergies furieuses, où sa puissance visionnaire éclate, à la mesure d’une folie créatrice insatiable et sans limites.

Le Tour du monde en quatre-vingts jours

Ce roman, l’un des plus célèbres des Voyages extraordinaires de Jules Verne, est un hommage aux moyens de transport modernes : Un gentleman anglais, Phileas Fogg, ayant appris par son journal, le 2 octobre 1872, qu’une nouvelle ligne de chemin de fer venait de s’ouvrir en Inde, affirme contre l’avis d’autres membres de son club londonien, le Reform Club, qu’il est désormais possible de faire le tour du monde en moins de 80 jours. Il parie la moitié de sa fortune qu’il y parviendra, et entreprend immédiatement le périple Londres – Suez – Bombay – Calcutta – Hong-Kong – Yokohama – San Francisco – New York – Londres. Il y aura, bien sûr, des obstacles sur sa route : paquebot raté, attaques de Sioux, et même une princesse hindoue à sauver !